• Stéfanie Vincent

Plus d'enfants, plus de stress?

Imaginez-vous un petit hamster qui a bu une canette de boisson énergisante et 3 cafés : il existe ce hamster ! Il est dans ma tête à chaque seconde de ma vie ! Allô la perfectionniste ! J'ai toujours eu un petit côté stressé dans ma vie : le stress des examens d'école, le stress de ne pas avoir d'amis à la rentrée scolaire, le stress de choisir mon métier, le stress de faire les bons choix. Pour moi, c’étaient des stress normaux. Des stress de personne qui n'a pas tant de raison de stresser. On s'entend : ma vie va bien. Je n'ai pas été touchée par de gros drames, par de gros événements de vie. Je me compte choyée et reconnaissante d'avoir un parcours de vie aussi heureux. Heureux ne veut pas dire calme. Demandez-moi donc si c’est stressant être une mère…





Parlant de moments heureux, en voilà un, ou plutôt 3 : la naissance de mes enfants. Oh que oui : mes débuts dans la grande épopée de la maternité. Quel beau rôle ! C’est le plus beau rôle que j’ai parmi tous mes chapeaux de conjointe, amie et travailleuse.

OH-QUE-OUI ! Je stress du début du matin, à la fin de ma journée, en passant par la nuit! Qui a dit qu’une mère était capable de dormir ?! Une mère, ça pense à tout, tout le temps, pour tout le monde. Une mère, ça pense à ses enfants à chaque seconde. Une mère, ça prévoit tout, ça analyse tout, ça stress pour tout. POINT.


Ça fait que la journée commence, je tente de déjeuner entre le bébé qui veut être dans mes bras, mon grand qui veut jouer avec moi. Je commence à prévoir le planning de la journée pour que tout le monde ait ses besoins comblés tout en étant efficace dans mon interminable liste de choses à faire. Bonjour Monsieur le Stress ! Est-ce que mon grand sera assez stimulé, est-ce que je le néglige ? Ah zut ! J’ai oublié que je dois absolument faire mon appel hyper important pendant la sieste. Et j’ai 12 paniers de vêtements à plier. Sans compter mon souper à faire. Et si je n’étais pas assez pédagogue pour mon fils de 3 ans ? Il ne va pas à la garderie : il a besoin de stimulations, d’activités pour sa motricité fine, de sortir dehors à tous les jours pour découvrir la nature. Et mon bébé : il a besoin de stimulations pour commencer à marcher à quatre pattes ou pour apprendre à parler.

Entre mon matin pendant lequel je cours d’un bord et de l’autre, à essayer de faire mes tâches, jouer avec mes enfants, finir de faire couler mon café et mon après-midi pendant lequel je cherche à rentabiliser chaque seconde de la sieste de mes garçons, ma fille revient de l’école et j’arrive finalement au moment du rush du souper. Chéri arrive, je lui garoche une liste de choses à faire MAINTENANT. On rock la routine, on couche les enfants et je m’assois : c’est l’heure du bilan. Est-ce que j’ai fait tout ce que je voulais faire ? Est-ce que je suis satisfaite de mon efficacité ? Est-ce que j’ai été à la hauteur ? C’est ensuite l’heure de la planification du lendemain : les lunchs, les choses à faire absolument, le souper, les rendez-vous. Et la grande finale : on va se coucher, en espérant que ma liste de choses à faire ne me fera pas faire d’insomnie, tout en sachant pertinemment que ma journée de demain sera tout aussi remplie !


Moi, je crois pertinemment en la Vie. Il y en a qui appellent ça Dieu, d’autre le karma. Peu importe, l’essentiel reste le même. Je crois que la Vie, ça nous met dans des situations que nous sommes capable de gérer, même si parfois ça nous semble impossible. Et je crois en plus, que lorsque ça arrive, ça arrive pour une raison : pour nous permettre de passer par-dessus une difficulté et en sortir plus grandi, avec un outil de plus dans notre petit coffre de compétences de vie. Cela étant dit, quand je suis dans cette dite situation, les 2 pieds dedans, bien enfoncée dans une situation difficile, ce n’est pas nécessairement ce que je me dis sur le coup. C’est bin facile à dire mais pas tant à faire comme ils disent.


Comme je l’ai dit plus tôt, ma vie est somme toute assez simple, sans grande complication. Jusqu’au merveilleux (#not) jour où notre bébé a commencé à vomir en jet, à devenir tout blanc et mou après avoir mangé un pancake. On se précipite à l’hôpital, le verdict tombe : allergie aux œufs pour notre bébé de 8 mois.


Sur le coup, j’étais plutôt en mode adrénaline : on réagit, on fait ce qu’on doit faire pour la sécurité de notre bébé, on change nos habitudes alimentaires, on parle aux enfants et à la famille. On est en mode proactif : on prend la situation en main ! Mais avec les journées et les semaines qui passent, je réalise que ce n’est que le début, que la situation pourrait s’empirer s’il est en contact avec des œufs à d’autre reprise. Je réalise que la menace est partout : il y a des œufs, partout, dans presque tout même. Et pour le commun des mortels, le réflexe de reconnaitre les diaboliques œufs dans une salade césar ou même dans la mayonnaise, ce n'est pas si évident. Adieu les sorties familiales au restaurant, un accident est si vite arrivé ! Et les repas chez les amis avec d’autres enfants, et si un autre enfant donnait un morceau de sandwich avec de la mayo à notre enfant sans le savoir. Et si notre bébé allait sous la table de la cuisine et trouvait un morceau du restant d’omelette du dîner de mon grand. Et l’épipen, je n’ai pas envie de m’en servir : c'est un traumatisme assuré pour moi et les enfants !


Revenons à mon petit hamster du début, maintenant il roule à 800km/h, c’est maintenant le moment idéal pour me rappeler que j’ai des factures à payer, un papier d’école pour ma grande à remplir et l’épicerie à faire ! On a le don, nous les stressés, de trop penser à tout et de finir avec une montagne de choses stressante qui nous submerge d’un coup, souvent pas au bon moment !


STOP !!! Prend du recul la mère et prend 1 minute pour regarder la situation de face : ton bébé a une allergie alimentaire, le reste ce n’est pas important tant que ça finalement. Laisse-toi une chance, lâche prise ! Tu vas y arriver, tu n’es pas seule : tu as ton chum, ta famille, tes amis qui seront là pour veiller à la sécurité de ton bébé. Et fais confiance à ton instinct, tu seras capable de gérer n'importe quelle situation qui pourra arriver si la sécurité de ton enfant est en jeu. Sors de ta tête, profites du moment présent et cache ta liste de choses qui ne sont pas urgentes. L’important, c’est de profiter des moments précieux que tu vis avec ceux que tu aimes. La Vie, c’est une grande route parsemée d’événements heureux et stressants qui se chevauchent, mais ton stress, c’est toi qui te l’imposes la plupart du temps. Tu veux être efficace pour gagner du temps et tu utilises le temps que tu as gagné pour en faire encore plus! C’est une roue qui tourne et elle tournera sans cesse si tu ne prends pas le temps de l’arrêter une fois de temps en temps. Parce que peut importe tout ce qui te stress, il y a des choses encore plus importantes qui t’attendent juste devant toi : tes enfants !



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À propos du blog.

Stéfanie Prince, maman d’une famille nombreuse, créatrice du blog Famille Extra-Large. Je rêve d’une communauté tissée serrée, de familles, de mamans, de papas qui osent prendre la parole pour partager leur vécu ou leur opinion. Je me suis entourée d’une belle équipe de collaboratrices, et j’adore les découvrir un peu plus chaque semaine avec leurs écrits!

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